Nos coups de coeur adultes

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Un très grand amour/Franz-Olivier Giesbert. - Gallimard, 2010

C'est l'histoire d'un homme, professeur, journaliste, animateur d'une émission littéraire télévisée au regard torve. Tiens cela me rappelle quelqu'un...Au cours d'une interview, F.-O. Giesbert n'a pas caché que, dans ce roman, Antoine c'était bien lui. Si nous revenons au héros du roman, que va-t-on retenir de son récit ? Nous avons à faire à un coureur de jupons, romantique, à ses heures, mais surtout instable, éternel insatisfait en amour qui même lorqu'il vit des périodes heureuses, avec une de ses nombreuses femmes (tout de même il en épousera cinq) il ne pourra s'empêcher d'en séduire d'autres. Ce qui au fond n'est pas si exceptionnel. mais lui tombe amoureux dans la minute et épouse dans la foulée. Cet inconstant à la recherche du très grand amour, fait aussi beaucoup d'enfants dont au demeurant il s'occupera peu. Ce qu'il y a de cureiux, c'est que ces ex continuent à avoir pour lui une grande tendresse...Il a cru toucher au but de sa vie avec Isabella. ils vivront six ans ensemble et là, c'est elle qui le quitte. Et puis il y a le cancer de la prostate. Et bien non, il ne se calmera pas, l'amour est le moteur de sa vie. Ce n'est que lorsqu'il aura vieilli, qu'il rencontrera chez des amis, puis quelques jours plus tard dans le train pour Paris, celle qui sera "l'amour vrai", celle qu'il n'attendait plus. Voilà ! C'est l'histoire romancée de la vie de l'auteur dont de toute évidence il invente la fin mais ce sont aussi de belles pages d'écriture...

 

Monique W

 

 

 

 

Clara Malraux / Dominique Bona. – Grasset, 2010

 

L’auteur consacre à Clara Malraux, née Goldschmidt, une passionnante biographie qui se lit comme un roman. Clara naît à Paris en 1897 d’une famille juive allemand très aisée, ils sont originaires de Magdebourg où Clara passera toutes ses vacances. Elle sera bilingue dès on enfance. Clara est une jeune fille pétulante, intelligente, généreuse (toute sa vie elle défendra des idées de gauche, sans adhérer au communisme). Ce qu’elle préfère ce sont les gens, aller à leur rencontre, les connaître, les comprendre.

Lorsqu’elle rencontra André Malraux, ce garçon magnifique à l’immense érudition et à l’allure distinguée, elle va l’aimer. Et ce sera pour la vie.

Ils se marient en 1921. Clara est riche. André vit libre, sans se soucier du quotidien grâce à la fortune de sa femme.

Ils partagent les mêmes idéaux. Leur complicité intellectuelle et sentimentale ne fait aucun doute. Ils ont en commun la littérature, l’art, les voyages, l’aventure …

Après avoir perdu dans des placements hasardeux toute la dote de sa femme, André décide qu’ils iraient faire fortune en Indochine, en prélevant des bas reliefs sur des temples pour les vendre en France à des antiquaires.

L’expédition tourne mal et André est incarcéré à Phom Pen. Elle va rentrer à Paris et mettra tout en ½uvre pour le faire libérer.

Clara vivra alors dans l’ombre de son mari. Il l’empêche d’écrire. Elle se sent niée « Mieux vaut être ma femme qu’un écrivain de second ordre » dit-il. En 1933 naît Florence, l’unique enfant du couple, couple qui se délite. Malraux rencontre alors Louis de Vilmorin. Il est ébloui, ils deviennent amants. Il l’encouragera à écrire…

En 1938 Clara prend sa revanche en publiant « le livre de comptes », leur histoire, sans détours. Pour André, désormais, la vie continuera sans Clara. Il est brillant, admiré, respecté…

Clara va peiner pour arriver à joindre les deux bouts et à élever sa fille. Elle vivra la guerre dans la clandestinité, et n’aura qu’à ce moment-là, la révélation des ses origines juives et des dangers encourus.

Mais sa vie ne s’arrêtera pas là. Clara est une battante. Elle continuera à mener des combats, à partir à l’aventure, à voyager jusqu’à la fin…

Cette biographie passionnante de bout en bout nous fait découvrir deux êtres d’exception.

 

Monique W

 

 

Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates / Mary Ann. - Shaffer& Annie Barrows - Nil,2009

Ce roman épistolaire dont l'action se situe à Guernesey, livre la
correspondance entre Juliet, journaliste londonienne et un inconnu de l'île, racontant les aventures de leur club de lecture très fermé.

Il évoque avec beaucoup d'humour cette cruelle période de l'Occupation Allemande durant laquelle les habitants ont faitpreuve de courage et d'ingéniosité pour survivre . L'île de Guernesey a été occupée pendant cinq ans : pas de radio, pas de journaux et très peu de nourriture.

Mais "LE CERCLE LITTERAIRE ......" ne parle pas que de guerre. Il parle aussi d'amitié, d'amour et de princes charmants,
de livres et de lecture , de l'histoire de l'île, des goûts ( littéraires et autres ) de chacun, de l'impact de l'occupation surleurs vies, des petits travers de certains.

Bref , un livre à découvrir absolument qui vous bouleversera profondément. Il déborde de charme, de drôlerie, detendresse et d'humanité. Il est aussi fantasque que son titre, délicieusement excentrique, "so british ", mais incroyablement attachant et émouvant.

Jacqueline

 

Le tailleur de pierre / Camilla Läckberg. - Actes sud, 2009

 

Après "Princesse des glaces" et le "prédicateur", le 3ème roman de cette jeune auteure suédoise de 34 ans est tout aussi passionnant. On retrouve avec bonheur l'inspecteur de police Patrick Hedström et sa jeune femme Erica qui viennent d'avoir leur premier enfant. L'assassinat d'une fillette de 7 ans va les bouleverser.

Patrick est chargé de l'enquête.

Fjallbacka petite ville de Suède, sous des apparences tranquilles, nous réserve bien des surprises, querelles de voisinage, conflits familliaux, pratiques pédophiles,...

Tous les ingrédients pour captiver le lecteur sont présents. L'originalité du roman est aussi dans le fait que Camilla Läckberg nous fait vivre deux histoires en parallèle qui se recoupent à la fin.

Passionnant de bout en bout, on en redemande !

 

Monique W

 

 

Des myrtilles dans la yourte/Sarah dars. -

 

Si vous vous laissez tenter par un périple dans les steppes mongoles, vous y découvrirez des personnages surprenants, des croyances d'un autre temps, une enquête qui démarre avec une poignée de myrtilles. L'inspecteur Yesügei, personnage haut en couleur, que la mise à pied menace, mène une vie dissolue ; mais il reste néanmoins un chasseur né ! Il mènera l'enquête sur cette terre sacrée pour les autochtones, des cavaliers nomades, une "chamane" et deux américains venus là pour chasser l'antilope saïga. Qu'est-il arrivé à Larry que l'on retrouve mort ? qu'était-il venu faire ici :  chasser ? son interêt n'était-il par ailleurs... Les steppes de Mongolie attisent bien des convoitises que les étrangers se disputent âprement. Un bémol pour la fin où je m'attendais à une chute géniale et où l'intrigue se dégonfle comme un ballon de baudruche...

Monique W.

 

Un roman français /  Frédéric Beigbeder. - Grasset, 2009

Le prix Renaudot  récompense cette année un écrivain ultra - médiatisé  et très controversé, Frédéric Beigbeder.

L'auteur se fait arrêter, à la fin d'une soirée de beuverie,  pour  avoir  " sniffé " de la cocaïne sur le capot d'une voiture.

Les trente six heures de privation de liberté vont permettre à  Frédéric Beigbeder d'écrire un livre bien plus intéressant qu'on ne l'aurait imaginé.

Durant sa garde à vue,  -  trente six heures de réflexion - il songe  
à son enfance qu'il pensait avoir oubliée. Il raconte ses propres déchirures
et ses raccommodages,  la haute  bourgeoisie et les petits chagrins. Ce n'est plus drôle, ni plus vraiment provocant . L'auteur décrit le  portrait d'une génération et d'un milieu appauvri par l'argent.

On a beau s'en défendre, c'est simple et  très touchant .

Catalogué dans le rôle du dandy provocateur, Frédéric Beigbeder sait  aussi écrire avec sincérité.

" Un roman français " est un texte profond sur l'expérience de la  garde à vue.

Jacqueline

 

 

Mon enfant de Berlin/Anne Wiazemski. - Gallimard, 2009

 

C'est le portrait et une page de la vie de Claire, fille de François Mauriac, que nous découvrons à travers sa correspondance avec sa mère pendant la seconde guerre mondiale. Claire a 27 ans, elle veut exister par elle-même, s'éloigner de sa famille, ne plus être la fille de... Elle s'engage comme ambulancière à la Croix Rouge Française. Nous la suivons à Béziers, puis dans un périple jusqu'à Berlin, dans les ruines de la capitale du Reich. Avec se section, elle a pour mission de rechercher les personnes disparues, les retrouver, les sauver. Le danger, les difficultés, elle va tout surmonter, car son courage, son ardeur, sa soif de vivre sont grands mais il y aussi ses doutes, ses hésitations qui la rendent si humaine...

C'est à Berlin aussi qu'elle rencontrera l'amour de sa vie "Wia" l'éxilé russe avec qui elle vivra un amour solaire, éblouissant.

 

Monique W

 

Les Naufragés de l’Ile de Tromelin/ Irène Frain. – Lafon, 2009

En s'appuyant sur une enquête archéologique, l'historienne et  romancière Irène Frain,  fait le récit du drame de Tromelin survenu à  la fin du XVIII° siècle.

En l'an 1761, un navire français, l'Utile, fait naufrage avec ses  cent quarante deux hommes d'équipage et sa " honteuse cargaison " de  cent esclaves clandestins, embarqués malgré les ordres du gouverneur .

En deux mois, les marins rescapés réussissent à construire une  embarcation et à reprendre la mer. Une soixantaine d'esclaves furent  alors abandonnés, après leur avoir promis de revenir sur un îlot hostile de l'Océan Indien,  à  peine une île, une minuscule langue de corail et de sable balayée de  cyclones, entre Madagascar, la Réunion et Maurice.

Quinze ans après,  l'enseigne de vaisseau Tromelin , ce dernier  donnera son nom à l'île, est parvenu à ramener de l'enfer sept  femmes et un bébé. Ils sont les seuls survivants de cette tragédie.

Deux siècles et demi plus tard, Irène Frain a voulu être " l'un des  maillons d'une chaîne qui cette fois ci, n'attache pas les esclaves,  mais libère leur souvenir "

Elle a obtenu l'autorisation de visiter l'île, devenue réserve  naturelle, pour s'imprégner de son inhumanité.

" J'ai adopté un genre assez nouveau en France: la docu - fiction  dans laquelle tout est vrai. J'ai seulement imaginé ce qui nous  échappe. Je ne voulais surtout pasfaire un roman historique...Ces sept femmes étaient des survivantes à  la manière des rescapés d'un génocide. Leur dignité mérite notre  respect " dira - t-elle lors d'un entretien.

Un beau livre.

Jacqueline

 

 

 

 

Notes de Hiroshima / Kenzaburô Ôé . -Editions Gallimard 1996

            A l’heure  où les grands de ce monde tergiversent  à longueurs de conférences si oui ou non et sous qu’elles conditions le « joujou «  nucléaire doit être confié à des pays comme l’Iran.

            A l’heure où   les Centrales  nucléaires et notamment françaises, dix-huit sur cinquante - huit  « toussent »  et sans parler du fleuron  français, je veux parler du fameux EPR, qui fait actuellement  l’objet d’importantes réserves de la part de trois autorités internationales britannique, française et finlandaise de sûreté, (voir article DNA du 4 novembre dernier), il serait plus qu’utile que toutes les autorités « compétentes, ho combien .. » lisent avec l’attention qu’il mérite, le petit livre de OE Kenzaburô, titre « Notes de Hiroshima » .L’auteur  est revenu, dix-huit ans après  sur les lieux pour témoigner. Tout simplement terrifiant.

 

J-C K

 

 

Hors champ /Sylvie Germain. - Albin michel, 2009

 

Couronnée par de nombreux prix littéraires (Fémina pour "Jour de colère", , Grand prix J. Giono pour "Tobie des marais"et Goncourt des lycéens pour "Magnus"), l'oeuvre de Sylvie Germain est forte, saisissante, unique, et marque le lecteur.

Avec ce nouveau roman l'auteur nous surprend puisqu'elle nous offre une fable. Nous voici bien loin du réalisme de ses précédents écrits. Ici tout est mystère, interrogations, doutes,...Qu'arrive-t-il à Aurélien ? en une semaine il va disparaître, devenir transparent aux yeux de son entourage. Nous sommes dans le fantastique et pourtant nous vibrons au fil des pages et rentrons dans ce roman avec toute notre âme.

 

Monique

 

Tokyo/  Mo Hayder. - Presses de la Cité, 2005

 

Mo Hayder est née en Angleterre en 1962. La première partie de sa vie est très mouvementée: elle fuit sa famille bourgeoise à l'âge de 16 ans, vit de petits boulots avant d'aller au Japon puis aux Etats Unis. Elle décide un jour d''écrire des thrillers pour exorciser ses peurs......

 

Le grand succès vient avec TOKYO,  en 2005  ( Prix des lectrices de Elle,  prix SNCF du polar ). C'est son troisième roman:  une double narration en fait :  celle du massacre des Chinois par les Japonais à Nankin en 1937, et celle d'une jeune femme d'aujourdhui, Grey, obsédée par ce drame et perdue dans Tokyo, ville des plus inquiétantes.

 

Grey quitte son Angleterre natale, dans le seul but de retrouver un vieux film disparu; ce film serait l'unique témoignage des atrocités commises par les Japonais. Dès lors Grey mène l'enquête, mais son parcours est semé de sordides et sanglantes embûches .  Son histoire est intimement liée à celle d'un universitaire chinois qui a écrit un journal au moment de l'entrée  des soldats nippons dans Nankin.

 

Le suspense, oppressant et omniprésent, s'accélère dans les deux trames parallèles de ce

roman, à l'ambiance particulièrement noire et morbide.

 

Jacqueline

 

 

SWARUP, Vikas - Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire.  Belfond, 2006

 

Serveur impécunieux, Ram Mohammad THOMAS, 18 ans, est en prison pour avoir répondu correctement aux douze questions d'un jeu télévisé et avoir gagné un milliard de roupies. Les producteurs l'ont fait arrêter, convaincus qu'il a triché.

Or douze événements extraordinaires de la vie de ce gamin des rues (comment, nouveau-né, il fut découvert dans une poubelle par un prêtre, comment il a eu trois noms, comment il a trompé un tueur à gages, comment il est tombé amoureux) lui permettent de trouver les réponses.

Dans ce roman chaleureux se trouvent toute la comédie, la tragédie, la joie et de pathos de l'Inde moderne.

Ram n'a pas étudié, mais il possède une faculté précieuse, celle d'acquérir des connaissances par le biais de son vécu. Sa vie chaotique et mouvementée couvre tout le spectre social (prostituées, sniffeurs de colle, vedette de cinéma, diplomate, habitants des bidonvilles) de l'Inde moderne et le dépeint en un portrait haut en couleurs, généreux et sans fard où les pauvres ne sont pas tous des anges et où tous les riches ne sont pas des bandits.

Ses souvenirs nous permettent également de découvrir un monde dur : un univers où la mafia estropie des enfants et les "forme" à la mendicité, où des blancs arrogants oppriment leurs serviteurs, où des familles prostituent leurs filles, où se révèle la mesquinerie des riches.

Une humanité ample et souvent sympathique sous-tend tout le roman.

Une histoire brillante, colossale, vibrante et chaotique comme l'Inde elle-même.

 

Clémentine P-M.

 

 

 

 

GROULT, Benoîte .   -  Mon Évasion .  -  Grasset,     2008

            Voilà notre auteur, octogénaire, qui dans un style « pétillant » nous relate sa jeunesse vécue de l’après guerre.

            Les Américains nos libérateurs d’alors  n’étaient pas des hommes, c'étaient nos libérateurs ! On faisait l'amour  avec la liberté !  On faisait l’amour avec la liberté retrouvée. Enfin les instruments de cette liberté. Dans les bras de ces hommes, on  célébrait la fin du Nazisme, l’espoir de la paix universelle, ça donnait une dimension historique de nos débordements.

            Plus en avant elle nous parle de ses parents et de son enfance 

            Pas de thérapeutes à l’époque pour se pencher sur le pipi au lit tardif, ou sur la dyslexie qu’on osait qualifier de manque d’application ou sur le médiocre travail en classe qu’on attribuait tout simplement à la paresse, sans crainte de traumatiser à jamais le coupable ! Pas de théoricien du moindre effort, pas de camouflage des matières scolaires soient des appellations ludiques et frauduleuses laissant croire aux élèves et aux parents que l’on  peut s’instruire en faisant l’économie du travail. Pas d’activités d’éveil, impliquant que les autres activités  seraient soporifiques ! Pas de psychologues scolaires enfin pour interdire toute punition, toute note trop basse qui pourrait traumatiser le nul, ou pour expliquer, donc justifier.

 

                                                                                                                                J.C.K.

 

 

 

 

 Douglas, Kenedy. - Piège nuptial. - Belfond, 2008

 

Nouvelle traduction du premier roman de Douglas kennedy "Cul de sac" paru en série noire en 1998. Piège nuptial raconte comment un journaliste américain, en mal d'expérience, décide de traverser l'Australie... et finit dans les griffes d'une bande de dégénérés, illétrés, violents et ivrognes, au coeur du bush, coupé du monde. Pris au piège, il devra se sortir de ce cauchemar car sa survie tant physique  que mentale est en jeu.

C'est un roman noir qui distille de la peur à chaque page, au langage parfois cru mais réaliste. Il se lit d'une traite et nous fait découvrir une nouvelle facette de Kennedy Douglas. On pourrait le classer dans les Thrillers.

Dans la presse on peut lire "Mené d'un train d'enfer, le récit ferait dresser les cheveux sur la tête d'un chauve".

 

Jacqueline  

 

GIRARD, Renaud. - La Guerre ratée d’Israël contre le Hezbollah

  

            Après avoir lu des tonnes de littérature sur le sujet, ho combien complexe, des relations Israélo- Palestiniennes, je suis tombé, presque par hasard, sur le petit ouvrage, pensez donc à peine  150 pages pour traiter un tel sujet… une vraie gageure !

 

            Mais en lisant tantôt les témoignages des uns puis ceux des autres

Je me suis senti de plus en plus juge et parti.

 

           Vous avez d’un côté Ibrahim, le palestinien qui nous dit « ‘Ne comptez pas sur moi pour condamner Nasrallah qui rend aux Arabes leur dignité… Les juifs sont des gens  qui vous volent votre maison  et qui ensuite vous disent qu’ils sont prêts   à négocier pour vous en rendre une pièce… ».

 

            Ensuite c’est Bialik , 65 ans propriétaire juif d’un petit hôtel familial qui ne décolère pas « Le Hezbollah viole la trêve quand ça l’arrange. Nous avons dû céder parce qu’Israël est trop petit et ne peut se permettre d’avoir le monde entier contre lui. Mais vous, les Européens, vous êtes totalement inconscients face à la menace islamiste. L’Iran s’en prend à nous aujourd’hui, mais, demain ce sera votre tour.

 

            L’auteur nous site ensuite les propos tenus par Benyamin Netanyahou, nommé le 31 mars 2009 Premier Ministre « Que les Arabes déposent les armes et ce sera la paix. Que les Juifs déposent les armes et se sera la disparition d’Israël ».

 

            Et l’auteur de conclure  « Et s’ils le faisaient ensemble ? « 

 

    J.C.K.

 

   

 

 

    Ziegler, Jean . - la Haine de l'occident. - Albin michel, 2008

 

Dans son dernier livre édité en 2008 chez Albin Michel  « La Haine de l’Occident » l’auteur nous décrit les raisons de la soudaine irruption, dans notre société contemporaine de la haine de l’Occident et y voit deux explications :

 

         Les souvenirs trop longtemps enfouis, les humiliations endurées durant les trois siècles de l’occupation coloniale.

 

         La deuxième explication  tient à une contradiction insupportable entre démographie et pouvoir. Depuis cinq cents ans, les Occidentaux dominent la planète, or les Blancs n’ont jamais représenté plus de 23.8 % de la population mondiale – à peine 13 % aujourd’hui.

 

         Non l’esclavage n’a pas disparu , il n’a que changé de forme, voilà ce qu’en a disait Oulai SIEN , ministre de la Justice de Côte d’ivoire, le 2 septembre 2001, « Si vous pensez que l’esclavage a disparu comment comprenez vous  que le prix d’un produit fabriqué durant de longs mois par des millions de paysans  et par un dur labeur, sous le soleil et la pluie, est déterminé par quelqu’un  qui  est assis sur une chaise derrière un ordinateur dans un bureau climatisé ? »

                                                                                                                                         J.C.K.

 

 

 

 

Joyce Carol Oates – La fille du fossoyeur – Rey Philippe 2008

 

Si vous avez aimé « Les chutes » de J.C. Oates – Prix Fémina 2005 – précipitez- vous sur le dernier roman de cette auteur américaine « La fille du fossoyeur » qui retrace la vie de sa grand’mère Blanche Morgenstein et la transforme en héroïne flamboyante, rebelle et mystérieuse, nommée Rebecca Schwart.                      

En 1936, une famille juive dont le père était professeur de mathématiques et la mère pianiste fuit  l’Allemagne nazie et échoue dans une bourgade perdue de l’état de New-York. Le père acceptera l’humiliante existence de fossoyeur. La première partie de la vie de Rebecca ne sera faite que de pauvreté, d’humiliations, de frustrations. Puis, après un premier mariage malheureux, elle décide de prendre son destin en main.

Dans la seconde partie de la vie de Rebecca. Elle change de nom, sera désormais Hazel Vones et se trouvera un nouveau rôle dans la vie.

J.C. Oates est persuadée que « dans la vie d’un américain, un second acte est toujours possible… et l’on peut ainsi non seulement survivre, mais aussi triompher, du moins en apparence … »

Auteur à l’½uvre considérable,  J.C.Oates  à 70 ans,  a écrit un formidable roman dont la trame est inspirée de son histoire familiale. 

 

Monique W.

 

 

O’Faolain, Nuala. – Best  love Rosie . Sabine Wespesier , 2008

 

Après avoir vécu et travaillé dans le monde entier, Rosie, femme mûre, décide de rentrer à Dublin pour s’occuper de sa vieille Tante Min qui l’a élevée. La cohabitation avec Min s’avère difficile, celle-ci étant devenue dépressive et alcoolique, Rosie décide d’écrire un manuel pour les plus de cinquante ans ! Pour l’édition de son ouvrage elle se rend chez un ami à New-York, laissant sa tante dans une maison de repos le temps de faire un aller-retour. Qu’elle n’est pas sa surprise de voir débarquer sa tante à New-york, et décidée à rester sur place laissant Rosie repartir en Irlande. De retour à Dublin, Rosie découvre la maison d’enfance de sa tante que l’armée veut lui restituer. Rosie tombe amoureuse de ce lieu magique situé sur la côte irlandaise et va découvrir une partie de l’histoire de sa famille.

 

Best love Rosie est un livre sur l'âge, la solitude, l'exil, le sentiment maternel et l'amour.

 

Née en Irlande en 1940, Nuala O'Faolain, auteur de cinq livres tous publiés chez Sabine Wespieser éditeur - parmi lesquels L'Histoire de Chicago May (Prix Femina étranger 2006) -, est morte à Dublin le 9 mai 2008.

Nathalie

Kahled Hosseini – Les cerfs-volants de Kaboul – Belfond 2005

 

« Une ½uvre douloureuse et fulgurante, à l’émotion contenue mais continue » Bernard Tessier, France-soir.

 

C’est le portrait d’un homme en proie à son passé, à sa culpabilité, qui essayera de se racheter.

A travers le destin tragique de deux enfants, dans l’histoire de l’Afghanistan des années 70 à nos jours.

L’intensité dramatique de ce roman, avec en toile de fond l’histoire et la culture afghanes, de la monarchie de Kaboul en passant par l’invasion russe, jusqu’au règne de terreur des talibans.

Récit bouleversant qui mêle l’amitié et la trahison, Amir et Hassan, frères de lait, enfants inséparables ; l’un fils d’un riche commerçant, l’autre son serviteur. Ce lien se brisera à jamais à la suite d’un événement ignoble subi par Hassan sans que son ami ne lui vienne en aide.

Plus tard, poursuivi par le remord, Amir essayera de se racheter.

 

Monique W.

 

J.M.G. Le Clézio – Ritournelle de la faim – Gallimard 2008

Prix Nobel de Littérature 2008

 

Ethel a 10 ans quand débute ce roman. Nous la suivrons jusqu’au début de sa vie de jeune adulte.

Fille unique d’un couple de Mauriciens, elle grandit à Paris dans une famille bourgeoise inconséquente, riche et gâtée.

Elle, la petite fille solitaire et si raisonnable observera les adultes évoluer dans un monde qui l’étonne. Elle s’interroge…

Le seul être qui portera un regard bienveillant sur l’enfant et qui sera son complice,  est un vieil oncle de la famille.

Et puis un jour arrivera dans sa vie Xénia, l’émigrée russe, vivant misérablement avec sa mère et sa s½ur, mais ayant gardé intacts son orgueil, sa fierté, ses ambitions. Xénia son amie.

Nous suivrons la famille d’Ethel, son mode de vie, les idées, les pensées d’une époque, le Paris d’alors…

Ce monde va éclater avec la deuxième guerre mondiale. Il s’agira alors de survivre, de grandir et de trouver son chemin… Ce qu’Ethel saura faire en dépit de tous les obstacles qu’elle aura à franchir.

 

Captivant, ce roman de J.M.G. Le Clézio, tout en finesse nous conquiert sans réserve.

 

Monique W.

 

 

Dermot Bolger  - Toute la famille sur la jetée du paradis - éd. Joêlle Losfeld 2008

 

   Amateurs de grandes sagas familiales ce livre est pour vous.

 

   En 1916, dans le Donégal, une famille de l'aristocratie protestante irlandaise, les Goold Verschoyle, vit ses derniers instants de bonheur.

   La famille s'épanouit dans un manoir, animé par les rires de leurs cinq enfants. Chaque été, les Goold Verschoyle reçoivent leurs nombreux amis au bord de la mer, sur la jetée du paradis.

  Mais le cours de l'histoire menace l'équilibre de ce petit paradis.

  Dans une Europe déchirée par la Seconde Guerre Mondiale, chaque membre de la famille va devoir affronter son destin au cours d' événements tels que :

  la grève générale en Angleterre , les combats pour l'indépendance de l'Irlande, les années de communisme en Russie, la guerre civile espagnole....

  Confrontée à tous ces drames comment survivra la famille Goold Verschoyle à trois décennies d'une époque impitoyable ?

 Dermot  Bolger s'est inpiré d'une histoire vraie. Il fait revivre cette famille qui, au coeur des pires tourmentes restera toujours soudée parce qu'elle partage la même nostalgie - la jetée du paradis.

 

Jacqueline

 

Les gens du Balto / Faïza Guène. - Hachette, 2008

Portraits truculents de banlieusards dont la "gouaille" masque la misère. un bon moment de lecture.

Marie-Odile